Né en 1905 à Saint-Julien-Chapteuil, en Haute-Loire, Jules Grand choisit très tôt de consacrer sa vie à Dieu. Ordonné prêtre en 1931 pour le diocèse du Puy-en-Velay, il exerce son ministère comme vicaire à Langeac, puis à Saint-Laurent.

Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé comme sergent-chef au 238è régiment d’infanterie. Fait prisonnier en 1940, il est envoyé en Allemagne dans un Stalag et il devient aumônier auprès de ses compagnons de captivité dans différents kommandos (unité ou camp de travail forcé).

Avec foi et dévouement, il soutient spirituellement les prisonniers et les travailleurs forcés du Service du Travail Obligatoire, en dépit de son interdiction. Sa présence discrète mais fraternelle attire bientôt l’attention de la Gestapo. Arrêté en juillet 1944 à Cologne et torturé, il est déporté au camp de Buchenwald, puis transféré dans le kommando de Langenstein. Dans les conditions extrêmes du camp – froid, faim, épuisement – il meurt le 16 janvier 1945.

En juin 2025, le pape Léon XIV reconnaît officiellement son martyre. La béatification de Jules Grand, aux côtés d’autres français tués par le régime nazi, honore la mémoire d’un homme demeuré fidèle à l’Évangile jusqu’au bout. Son témoignage appelle à vivre la charité au cœur de l’épreuve et à garder la lumière dans les moments difficiles.

Remerciements pour ce texte : Diocèse du Puy